18.08.2008
A la nuit tombée...
Bonjour à tous, virtuels et virtuelles,
En cette charmante soirée d'été, du 18 août pour être précise, il me semble que cela fait DEUX JOURS - quoi deux jours ? - oui DEUX JOURS !! - j'en défaille - moi aussi ! - TAISEZ VOUS MES MULTIPLES PERSONNALITES !!! - pardon - pardon ! - ouais, scuse - on n'avait pas vu que t'avais du monde ! - mais y a personne !! - * tape du pied * - ah oui, vas-y on t'écoute. - DEUX JOURS que je n'ai pas écrit. Comme je me suis promis de faire un effort et d'être plus présente sur la toile qu'avant, me revoilà armée de mes doigts et d'un clavier avec lequel je suis passablement fâchée - par conséquent je suis beaucoup plus lente à taper que ce que j'aimerais mais on ne fait pas toujours ce qu'on veut dans la vie - TU L'AS DIT BOUFFIE ! - surtout quand on est schizophrène (c'est quand t'es au ski et ktu freines).
Avant toute chose et après ce long paragraphe d'introduction - ceux qui ont l'esprit mal placé lèvent la main ! - c'est tout de sui
te plus difficile de taper avec une seule main alors je vais me permettre de la rebaisser - je vais d'abord marquer mon premier point, l'essentiel, l'important, le vital : SAUVEZ UN ARBRE, MANGEZ UN CASTOR !
http://www.escrime-artistique.com/
En fait, c'était plutôt le lien qui était essentiel comme dans lacte* (je ne fais pas de pub, moi, non mÔssieur). La phrase, c'est juste de la propagande aléatoire - surtout que je suis coupable d'avoir nourri un castor à coup de pommes une fois de temps en temps pendant un hiver aux US et qu'en fait c'était pas un castor mais une castore et qu'elle a eu un petit le printemps venu... et le commentaire d'un de nos potes réguliers de la maison "snif, la famille s'agrandit !".
Pour en revenir au lien, siouplé, à votre bon coeur, cliquez sur le lien, m'sieur dame. J'ai deux enfants, pas de sous, pas de toi, ni de toit d'ailleurs, que dieu vous bénisse, un ticket repas, des piécettes... Si vous ne cliquez pas sur ce lien, mes enfants n'iront pas à l'école et ne mangeront pas de castor. Snif.
Voili Voilou, R1 va être content, j'ai mis le lien partout.
A part ça, je suis allée chez le coiffeur, oui je balaye après le passage de Soiji Sensei car il a beau s'appeler comme il s'appelle, il vaut pas la Choupette d'une part et d'autre part je ne l'ai jamais vu nettoyer chez moi - ayez des zamis ! ça vous zaidera à salir votre demeure ! Demain soir, je serai peut-être Dracula - ou bien Mina pour changer - mais si je suis Dracula AHAAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAhahahahahahahahahahaha (rire sardonique qui se perd dans la nuit) ils vont comprendre leur douleur !
Pour reprendre une vieille pour une marque de bonbons genre lajurassienne, pub de la génération 80's : Je ne bois pas, je ne fume pas, mais qu'est-ce que je suce !!!!!!!!! (vous noterez avec quelle subtilité j'ai encore évité de citer une marque).
Allez zou, je retourne dans ma cachette !
Leviys, the label free wolf
22:49 Publié dans Elucubrations | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
15.08.2008
Coin de ciel bleu
Depuis mon fauteuil d'ordinateur, je vois à travers le rideau tout propre et la fenêtre toute propre un coin de ciel bleu... avant je croyais que le ciel était gris. Comment ça ma fenêtre était sale ? Elle n'était pas sale, elle était déprimée, elle broyait du noir !
Voilà une autre image que j'avais l'intention de partager avec vous aujourd'hui : I made you a cookie... but I ate it. J'adore cette photo que je trouve trop CHOUPI KAWAI - pour les non initiés, kawaï en japonais veut dire "mignon", je ne connais bien sûr par l'orthographe précise, je l'épelle comme je le prononce. Les français geek ont francisé l'expression - maudits français - en rajoutant "choupi" devant. Les japonais ont une tendance très américaine à monter dans les aigus pour dire kawaï.
Je remercie tout d'abord les deux personnes qui m'ont laissé un petit commentaire sur mon blog, ça m'a fait très plaisir, surtout que l'un des deux était complètement inattentendu.
Pour ceux qui ne me connaîtraient pas, qui est donc Leviys ? Leviys est un personnage qui n'est autre qu'une facette de moi. J'ai coutume de dire, Leviys, la Djinn, dans ce magnifique jeu de mots qui est digne de moi. ben oui, parce qu'à cette époque-là je ne connaissais pas encore Anthony, donc on ne peut que m'imputer cet infâme calembour à deux sous.
Bon allez hop, passons aux choses sérieuses. Après m'être abrutie devant la télé en faisant le repassage - heureusement que Leviys est multitâche, on a beau frotté, ça reste - en regardant des séries magnifiques telles que : "Le fils du français" un film français à vomir, comme souvent pour les films fançais du reste, quleques secondes de bachelorette, là j'ai pas tenu même en faisant du repassage, New York police judiciaire - ouf ! parce que ça j'aime bien ! - et puis Pokemon, un des films, après tout ça donc, je me dis que :
1. déjà, j'ai fini le panier de linge à repasser qui date pour certains de ce printemps - pour les reproches liés au nettoyage, je tiens à signaler que j'avais dit que je ne repasserai pas dans cette maison
2. les acteurs français sont pour la plupart de très mauvais acteurs - et encore, hier soir j'ai pleuré en entr'apercevant 10 secondes "Plus belle la vie", n'en déplaise aux amateurs
3. tiens, la planche à repasser n'est pas stable
4. heureusement que j'ai réussi à faire en même temps (avec les pieds) une lessive de linge blanc, une lessive de rideaux et les carreaux de la fenêtre mentionnée plus haut, ça me fait gagner du temps pour plus tard.
5. Pikachu est choupi kawaï
Bien sûr, l'élément essentiel de ces réflexions hautement pointues est le numéro 3, car faut pas déconner, c'est dangereux, va falloir que je trouve un truc pour que ça ne tangue pas autant. J'ai presque eu le mal de mer !
Tout ça pour dire que c'est fou, non ? j'aime que tout soit propre mais le problème c'est que, quand c'est propre, ça se resalit aussitôt - c'est déprimant pour une paresseuse comme moi ! Qui c'est qui a inventé la poussière ? il doit se faire une tonne, ce gars-là.
Je ne parle même pas des costumes de spectacle qui envahissent le couloir en attendant le pressing, envahissent la chambre en attendant d'être rangés, reprisés, nettoyés et des ARMES (rapières et autres dagues) qui attendent sagement de nous faire tomber - forcément, elles traînent par terre, et dans le noir on n'est pas à l'abri. Non pas que ça ait un fond méchant, une rapière, mais ça envoie souvent des petites piques bien senties. Mouarf. Humour d'escrimeur.
Bienvenus dans mon îlot virtuel donc. Installez-vous, faites comme chez vous du moment que vous ne remettez pas une couche de poussière - je viens de nettoyer. Faites attention au cocotier, ça fait mal si ça vous tombe sur la tête (quoi ? non je parle du cocotier, pas des noix de coco...) et prenez vos aises. Et surtout, n'oubliez pas, sauvez un arbre, mangez un castor !
Leviys, le loup anti-poussière
19:06 Publié dans Elucubrations | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
14.08.2008
Chemin dans la brume, chemin dans la lumière
Salut Lupin une griffe, SALUEZ !
J'espère que vous allez bien, que vous soyez un moteur de recherche automatique ou bien un vrai être vivant. Je vous souhaite beaucoup de bien - sauf si vous voulez conquérir le monde, ça c'est MON créneau et donc je ri
sque de ne pas aimer la concurrence. Déjà que j'ai deux souris poilues blanches sur le dos... Quelle concurrence, mesdames et messieurs ! En même temps, je vous l'accorde, j'aime le fromage, donc elles me rendent la monnaie de ma pièce !!!
Me revoilà sur les routes des blogs virtuels, la langue pendante, la truffe humide, l'oeil pétillant et les oreilles au vent. Finalement, cela m'avait manqué que de ne pas pouvoir m'exprimer autant qu'avant. Vous me direz, avec moi, c'est toujours par périodes. Il y a mon site internet, qui est en jachère depuis que j'ai rencontré Anthony donc depuis août 2005 (lien indiqué à gauche de ce blog). Il y a eu mon blog sur xanga.com, en anglais uniquement, indiqué aussi si ma mémoire est bonne. Ah, tiens ? non. Il y a eu de nombreuses périodes sans écrits et des périodes plus courtes où je me suis longuement exprimée sur tout et sur rien.
Je voulais vous faire partager quelques perles que j'ai trouvées grâce à un ami qui sait que j'aime les chats : www.lolcats.com ou les chats et leurs maîtres dans tous leurs états. Attention, c'est en anglais uniquement, certains ne sont pas bons du tout mais d'autres sont très pertinents. Je vais vous montrer et commenter quelques exemples :
je ne sais pas pourquoi, mais celui-là me fait penser à Star Wars (A BAS LUCAS !) - tout message subliminal est nié par l'équipe de rédaction, à savoir mon cerveau, mes yeux, mes doigts et mon clavier (ce n'est pas toujours celui que vous croyez qui est aux commandes...). Je ne sais pas ? est-ce plutôt Bob Fett lorsqu'il se fait (presque) avaler par un ver des sables géants sorti de Dune ? Avec cette blancheur qui représenterait le sable de Tatooine dans lequel le soleil de Tatooine (ou les soleils je crois ?) se reflète abondamment ?
En tout cas, je trouve la photo et le commentaire très pertinents et j'ai beaucoup aimé. Et puis le chat est mignon, ce qui ne gâche rien - bah oui, après tout, ils mettent des mecs et des nanas soit disant beaux sur les publicités, il y a bien une raison non ? Le physique, c'est important. Surtout quand on est petit et faible et qu'il nous reste plus que deux yeux magnifiques et un chapeau comme armes ! (toute référence à Shreck serait complètement intentionnelle).
On va rester dans la veine Star Wars et on va aller avec la Force. (A BAS LUCAS !) May the Force be with you, comme ils diraient, les Jedis, s'ils étaient encore en vie et s'ils ne s'étaient pas fait tous tuer ou presque connement comme on peut le voir avec horreur et indignation dans l'épisode 2. (A BAS LUCAS !) (non je vous dis qu'on ne peut qu'être tenus pour responsable pour les messages subliminaux de ce blog).
Concernant les fautes d'orthographe que vous pourrez constater quasiment sur toutes les images de lolcats.com (bon ok, sur mon blog aussi, mais ce n'est pas de cela que je parle), il semblerait que pour l'américain moyen, le chat ne peut pas être meilleur en orthographe que lui, donc autant le casser en faisant des fautes grammaticales aberrantes et des fautes de frappe hideuses. Forcément, le chat est meilleur en tout ou presque, alors autant laisser l'orthographe et la grammaire chaotiques aux humains.
Après tout, le chat ne s'embarrasse pas de ces considérations vaines. Le chat est au-dessus des règles, que ce soit des règles de vie en appartement ou en maison ou des règles grammaticales. Le chat DICTE les règles. Ou du moins essaye ;).
Oh et puis cette image-là me fait craquer à 200%. Avec l'opposition entre la jeunesse et l'âge, la mâturité et la folie, l'inconscience et la conscience... J'apprécie d'autant que le maître a trouvé que la photo parlait quasiment d'elle-même et s'est permis de ne mettre qu'un seul mot en commentaire, un mot bien senti et bien trouvé, surtout avec ce petit minet tout noir.
Et puis forcément, tous les gens qui ont eu des chatons avec des chats (un peu) plus âgés, ont pu constater que ce genre d'actions chez les chatons est fréquent : les chatons n'ont pas de limite, comme les enfants. Ce sont les autres chats qui leur apprennent le "ça suffit maintenant, p'tit con". Je me souviendrai toute ma vie d'une Lacey (en photo dans l'album, mais elle était déjà plus âgée) qui a voulu faire pareil que le petit chaton noir de la photo sur Fred, un chat orange, aussi dans l'album, et pareil que le chat en photo ci-dessus. Fred passait tranquillement, inconscient du danger, en lui tournant le dos. Lacey s'est préparée en remuant son petit popotin de chat et est passée par-dessus Fred, deux fois trop haut et trois fois trop loin. Fred, réalisant qu'il avait échappé à la boule-blanche-qui-file-comme-l'éclair, avait tourné les talons et fui dans la direction opposée pendant que la minette tentait de comprendre où elle s'était trompée dans ses calculs - avec un air dépité à souhait.
Et puis pour le final, je vous propose mon rappel anti-déprime, mon penalty invisible préféré. A tous les coups je gagne, si j'observe la photo un peu trop longtemps, je finis par être morte de rire. Que ce soit en imaginant POURQUOI le chat a fait ce saut (les chats peuvent souvent faire des choses qui nous parraissent à nous TRES bizarres) ou que ce soit simplement en me laissant porter par les trois mots en commentaire "Invisible penalty shot", dans les deux cas, je commence à rigoler. D'abord intérieurement, et puis ensuite plus fort.
Manquerait plus que je me mette à mimer l'action... au boulot je risque de me faire arrêter pour surmenage. Mais j'en suis capable, si, si, j'insiste.
Certains qui me liraient peut-être, on peut toujours espérer, vont maintenant se demander pourquoi ce titre si poétique "chemin dans la brume, chemin dans la lumière" et quel rapport avec son contenu ?
Ceux qui me connaissent ont d'ores et déjà répondu : aucune. Pourquoi, il fallait qu'il y ait un rapport ?
Leviys, loup, parce que.
PS : c'est juste que j'aimais bien l'idée : j'aime bien l'idée de cheminer dans la brume et pour moi la brume peut être liée à la notion de peur quand elle est trop dense, mais faut y aller quand même - à moins d'être en voiture bien sûr - JE SUIS UN LOUP, je ne conduis pas - alors que moi la lumière est une notion de douleur car elle brûle les yeux. Je me souviens tout particulièrement d'un fond de l'oeil cruel opéré par un jeune ophtalmologue qui a fait passer plusieurs mamies avant moi - donc pendant ce temps on me remettait des gouttes, et on me remettait des gouttes, et on me remettait des gouttes, le tout répété sans exagération 4 fois au moins. Il faut savoir qu'à l'époque, j'habitais à Nice. Que cet ophtalmo-là était près de la Promenade des Anglais (célèbre avenue niçoise en bord de mer) et que j'étais venue avec mon père qui avait garé la voiture côté promenade des anglais - là où tous les bâtiments sont blancs.
Je vous peins le tableau : prenez une Sylvie heureusement en lunettes de soleil, aveuglée par l'idée même de la lumière, devant marcher dans une ruelle ensoleillée niçoise (ça ça allait parce qu'il y avait l'ombre des bâtiments), puis devant ensuite évoluer sur la promenade, avec à sa gauche le soleil et son reflet dans la mer et à sa droite des bâtiments blancs qui reflètent le soleil. Ce sont les 100 mètres les plus douloureux de ma vie. Je tenais le muret des bâtiments et je longeais le mur pour savoir à peu près où j'allais.
15:10 Publié dans Elucubrations | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : chat, loup
13.08.2008
A patte de velours
Bonjour à tous,
cela fait presque deux ans que je n'avais pas pris le chemin de ce blog, ni même celui du blog en anglais sur xanga.com.
Pourtant me voilà décidée à revenir. Revenir à moi et revenir à une forme d'écriture, une forme de partage, avec le virtuel et avec les gens qui me liraient peut-être encore, ou pas. Qu'importe ?
Avant toutes choses, je voudrais vous faire partager cette découverte. Si vous aimez les loups, cliquez sur le lien : http://bdm.typepad.com/photos/photos_de_loups/
Pourtant, c'est souvent face à la page blanche que toutes les idées qui me venaient, tout ce qui me passait par la tête, tout ce que je souhaitais partager, s'évanouissent comme un seul homme, si j'ose dire.
Par où commencer ? je vais faire comme lors de l'un de mes blogs précédents, je vais me laisser guider au fil de mes idées et au fil de mes pensées.
Pourquoi ce silence ? parce qu'il y a eu énormément de choses dans ma vie, entre l'aménagement à Vincennes (j'espère toujours que nous ayons un jour des lustres plutôt que des ampoules dénudées, mais déjà j'ai rajouté l'ampoule au plafonnier de la salle de bain... chaque chose en son temps), la perte de Sephi, la famille et les petites frayeurs médicales, le boulot et les aléas type montagnes russes, les horaires pas possibles et puis l'escrime. Et aussi de temps en temps des voyages de retour dans nos familles respectives histoire de voir tout le monde, de profiter de mes poumons retrouvés alors et des gens.
Bien sûr, tous les projets d'écriture sont tombés à l'eau. Je dis bien sûr comme si c'était une évidence mais il est vrai, force est de constater, que je n'arrive plus à écrire. J'ai eu beau me motiver à 200% sur ce blog, rien de tout ce que j'avais prévu n'a vraiment abouti. J'ai réécrit quelque peu, mais l'angoisse de la plage blanche a étouffé mon énergie créatrice. J'ai relu quelque peu et puis ma vie folle et mon épuisement physique m'ont à nouveau éloignée de la lecture. Je préfère passer les deux heures de transport par jour coupée du monde par mes écouteurs et par mon cerveau complètement détaché de la réalité.
Non je ne m'ennuie pas. Soit je revis certains points de la journée, j'analyse un peu, je fais les listes de choses qu'il me reste à faire ou bien je rêve. Quel meilleur film que celui que je crée en permanence ?
Il faut dire aussi à ma décharge que l'escrime artistique me prend un temps phénoménal. Non content de proposer 5 heures d'entraînement par semaine plus toutes les sorties entre Lames sur Seine, il faut ajouter à cela les répétitions pour les nombreux spectacles, les spectacles eux-mêmes et l'investissement personnel comme la gestion des costumes des Lames en 2007, beaucoup moins cette année pour être honnête. Non pas que je me plaigne, bien au contraire. Je disais encore ce midi que j'avais la chance d'évoluer dans une troupe artistique qui se comporte comme une communauté, un corps. Pour reprendre un exemple plus lupin, je dirai sans détour qu'aux Lames il y a de nombreux alpha. Nous menons tous la barque vers un seul but, proposer un beau spectacle au public et s'amuser. Lorsqu'un alpha est fatigué de faire son travail, il peut marcher derrière les autres, souffler un peu, se laisser porter, pour ensuite reprendre sa place quand il ira mieux. Car le groupe continue, quoi qu'il arrive, et atteint sa destination, avec brio, toujours plus loin, toujours plus fort. Lorsqu'un alpha a besoin de calme, il peut s'isoler, il verra que le groupe continue de tourner sans lui mais s'inquiètera toujours de lui. Quand un alpha a besoin d'aide, de nombreux autres sont alors présents.
Cette année d'ailleurs, l'alpha principal, puisque dans mon analogie ce serait la place qu'il aurait, notre maître d'armes, s'est même rendu compte qu'il pouvait souffler. Par trois fois, il a fait confiance à un groupe pour assumer des spectacles sans sa présence. Il y a eu Villers Cotteret, la patrie d'Alexandre Dumas, Trappes pour un spectacle au cours d'une fête de l'escrime sportive et surtout le village de Lumière, Nieul-sur-l'Autise. Les trois fois, il a fait confiance et je ne pense pas qu'il ait été déçu.
Qu'il est agréable d'évoluer dans un groupe où nous sommes tous sur un pied d'égalité - bon bien sûr j'exagère, en bon sudiste que je suis. Nous avons eu une bannie cette année et certains ont plus de mal que d'autres à trouver leur place. Mais le noyau dur, le moteur
, est de plus en plus important et nous parvenons à le stabiliser. Bien sûr avec ce mélange de personnalités toutes aussi fortes les unes que les autres, hautes en couleur, parfois la tempête poind à l'horizon. Mais jusqu'à aujourd'hui, nous avons tous oeuvré pour arrondir les angles et trouver des terrains d'entente dont un qui nous semble à tous évident : SHOW MUST GO ON.
I have found where I belong. Quel sentiment incroyable !
Si mon souhait de fuir est Paris est maintenant très fort, en deux ans j'ai aussi énormément souffert de mon asthme démultiplié par la pollution intolérable de Paris et du RER, je ne peux imaginer vivre pour le moment sans les Lames sur Seine, mes partenaires de coeur, d'esprit, de scènes et d'épées.
Bien sûr je ne parle pas de ma relation avec Anthony qui est maintenant comme une partie de moi - là où il ira j'irai et inversement.
Après 4 jours à Nieul sur L'Autise pour un groupe et une semaine dans les Pyrénées pour l'autre groupe, à peine rentrés, le premier réflexe des Lames a été de se retrouver. Arrivés entre 15 et 20h30, nous nous sommes retrouvés pour les vincennois dès 19h30 chez l'un de nous, puis au restaurant.
Et chaque aventure renforce les liens. Je dois admettre qu'il m'a été un peu difficile de voir et d'entendre tout ce que l'autre groupe a vécu d'aventures que nous n'avons pas partagées pour la première fois. Mais d'un autre côté, je trouve ça merveilleux de voir que notre premier réflexe est de faire partager aux autres, de raconter les anecdotes, les mots clefs, les machicoulis et les Ouzas.
Certains diront que je parle beaucoup d'escrime - et ils auront raison. J'ai réalisé juste avant de me rendre à Pezenas dans le sud de la France en juin 2007 la chance que j'avais. J'allie avec beaucoup de facilité deux types de vie. D'un côté, la vie stable dont le confort matériel est assuré (un CDI en poche - enfin - un salaire assuré, une vie tranquille, une maison où rentrer) et la vie de bohême, toujours sur les routes avec le grain de folie et les planches qui vont avec. A la fois l'ombre et la lumière, l'ordinaire et l'extraordinaire, la routine et l'imprévu. J'assouvis tous mes rêves d'enfant, certains dont je n'ai parlé à personne ou qu'on n'a pas crus quand je les ai dits. Je disais haut et fort (c'est le cas de le dire) que j'irai aux Etats-Unis depuis toute petite. Mais ce n'était pas un rêve, c'était un but que je savais réalisable. J'ai moins dit que je souhaitais devenir artiste et pourtant me voilà réalisant petit à petit mon rêve. Attention, je n'ai pas l'immodestie de me croire professionnelle ! J'ai la fraîcheur et la naïveté de l'amateurisme, avec tous les défauts et toutes les qualités que peuvent cacher ces deux mots.
Tout ceci m'amène à une rencontre que j'ai faite grâce aux Lames sur Seine et qui a une place à part dans mon coeur : la rencontre avec Vincent Clergironnet à gauche sur la photo, de la compagnie de La Pastière (http://www.lapastiere.com). C'est notre professeur de théâtre lors de nos stages au chateau de Plessis-Macé, mais c'est avant tout l'acteur qui m'a fait aimer à nouveau Cyrano de Bergerac, loin des interprétations poussiéreuses de certains théâtre ou de certains acteurs. Même si j'ai parfois du mal avec ses demandes d'exagération, j'ai fini par admettre que le théâtre en plein air ne demande pas les mêmes comportements corporels et vocaux que le théâtre conventionnel ou que le cinéma. Il s'agit de jouer juste, mais de jouer jusqu'au bout, les sons, les gestes qui nous viennent. Outre sa conception du théâtre qui est une nouveauté chez moi, c'est aussi sa pédagogie que j'admire, sa patience et bien sûr sa passion. Car je ne pense pas que quiconque puisse atteindre ce niveau de dévouement et d'investissement sans passion.
J'ai aussi beaucoup apprécié un enseignement simple : un rappel que nous sommes tous différents et que nous devons nous accepter tels que nous sommes. Chacun sur scène doit donner le meilleur. Le meilleur de Pierre est peut-être moins juste, moins approprié que le meilleur de Jacques, mais pour autant aucun n'a démérité. De plus chaque victoire, chaque réussite n'est que personnelle. On ne peut ni les partager, ni demander à quelqu'un de nous dire "bravo bien joué" telle que la figure paternaliste occidentale voudrait nous le faire croire. Qui est-on pour juger ? Personne. Seul notre ego sait si nous avons donné le meilleur de nous-même et seul notre ego peut se targuer du chemin accompli - sans perdre de vue le chemin à faire !
Deux ans c'est long. Je ne crois pas m'être perdue en chemin. Il est maintenant très loin le temps où je m'étais aveuglée pour faire comme tout le monde et être normale, avoir quelqu'un à qui penser, que ce soit une personne que je n'admirais pas et donc n'aimais pas ou un homme marié. Au contraire, je ne me suis jamais sentie si ... vivante. Encore un paradoxe quand on a lu quelques lignes plus haut que je voulais fuir
Paris qui me tue à petit feu. Mais la vérité a bien des visages.
Je constate juste que les "amitiés" glissent sur moi, encore et toujours, malgré tout. J'ai relu l'entrée "Arts et Métiers" que j'avais faite il y a quelques temps (deux ans au moins) et me rends compte que, si j'ai appris à laisser entrer des gens à nouveau dans mon coeur, la plupart de ces gens portent d'ailleurs le logo Lames sur Seine, je n'arrive plus à éprouver ce sentiment et cette notion de l'amitié que j'avais avant. Comme si quelque chose était définitivement brisé. Comme si ces sentiments qu'on a à 18 ans et qui ont été ternis ou souillés ne peuvent plus jamais être comme avant. Peut-être parce que j'ai évolué, peut-être parce que je me refuse à des sentiments aussi forts, peut-être parce que j'ai appris qu'on ne pouvait pas partager la même vision. Mais je comprends mieux aujourd'hui ma mère qui me répondait, quand je lui demandais pourquoi elle n'avait pas d'amis (au sens où je l'entendais alors), qu'elle les avait perdus en route et qu'elle n'avait plus jamais pu lier d'autres amitiés de la sorte par la suite. Peut-être parce que le clan que j'avais choisi m'a rejetée et que je refuse d'être à nouveau dans un clan, de peur que l'histoire se répète.
Et si jamais tu me laisses au creux d'un mauvais détour
Dans ces moments où l'on teste la force de notre amour
Je garderai la blessure au fond de moi, tout au fond
Mais au-dessus je te jure j'effacerai ton nom
Goldman a raison, mais on n'efface pas seulement le nom de ceux qui nous ont blessés mais de ceux aussi qui étaient présents à cette époque-là. C'est infime, année après année, le changement s'opère. Les gens s'érodent dans nos souvenirs et la montagne deviendra poussière que le vent emportera.
Et puis qui sait ? Peut-être que des gens seront assez forts pour entrer sur mon territoire et finir par s'y installer et créer une meute avec moi dont je ne me rendrai compte que plus tard, quand j'aurais la force de donner à nouveau autant qu'ils le méritent ? peut-être que certains ont déjà commencé d'ailleurs - mais tiendront-ils la distance ? Et certainement, si cela venait à se produire, cette relation serait plus saine, il y aurait moins d'attentes, moins de piédestal, moins de blessures involontaires, plus de pardon et de compréhension. Ce serait plus animal, plus instinctif et plus vrai.
Leviys, le loup
17:45 Publié dans Ecriture, Elucubrations, Escrime Artistique, Nombrilisme | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : retour
10.11.2006
Vous n'avez de lettres que 3 qui forment le mot SOT.
Comme dirait mon totem : AOUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUH.
Bien que je ne sois pas convaincue que cela veuille dire bonjour ami arpenteur virtuel, c'est ce que j'espère ceci dit.
Ci-contre, voici une superbe photo prise par une amie et escrimeuse artistique Meliel que je trouve magnifique (la photo, pas Meliel... quoique). Les photos ont été prises au chateau de Breteuil fin octobre 2006.
Je sais que j'ai passé beaucoup de temps sans écrire et ce n'est que parce qu'Ant vient de m'y pousser que je suis là ce soir. La fatigue m'étreint et elle est rarement source d'inspiration.
En ce moment, je me sens vidée de toute énergie, de toute envie, je me sens comme une coquille vide et sans but. D'ailleurs, lorsqu'on me cogne, je sonne creux - j'ai moi-même tenté l'expérience hier soir. La prochaine fois, je cognerai moins fort, ce n'était pas la peine.
Je me souviens que Steffanie - une amie et prof à Hartwick - me disait que l'on est écrivain que si l'on écrit, on est sculpteur que si l'on sculpte et quand les muses nous font défaut, il faut alors écrire ou sculpter sans but comme on erre dans un labyrinthe jusqu'à trouver la sortie.
Ecrivons donc, ma muse sera ma fourmi et ma plume sera ma rapière. Comme vous l'avez constaté, l'escrime artistique est devenue une partie de moi-même. Lorsque j'étais en arrêt maladie, je me souviens avoir rêvé de faire de l'escrime chaque soir où je loupais un cours ! c'est devenu obsessionnel.
Les grandes forces de l'escrime artistique sont sa marginalité d'une part qui en fait un sport très peu connu et qui n'attire que ceux qui sont passionnés et d'autre part ses charmes et charisme très particuliers qui en font une discipline comme nulle autre, surtout telle qu'elle est pratiquée aux Lames Sur Seine - ici je ne juge aucun club car je ne connais que le mien mais je sais que d'autres clubs ont une approche différente, parfois plus tournée vers le médiéval, que l'escrime artistique que l'on pratique aux Lames sur Seine.
Une discipline comme nulle autre donc car elle allie de nombreux atouts majeurs :
- une condition physique suffisante pour tenir les représentations et que, même en cas de fatigue, nous tentions à tout prix d'éviter l'accident (dixit notre maître d'arme). Je me permets de rappeler ici que nous croisons le fer sans protection et avec de vraies lames, émoussées certes, mais elles n'en restent pas moins dangereuses.
- un goût pour une certaine histoire, tant au niveau des armes que des costumes et puis c'est le Grand Siècle après tout.
- une fascination certaine pour les films et romans de cape et d'épée - et quand je dis films et romans, entendez ici tout support visuel qui pourrait utiliser l'escrime
- un sens de l'esthétisme certain
- un sens profond des valeurs
- l'attrait des spectacles.
Car c'est quelque chose que de nous voir en spectacle !
A ce sujet, si vous êtes sur Paris, je vous invite à venir nous rejoindre au Palais de la Bourse le 8 décembre au soir car nous donnerons un spectacle "Les Trois Mousquetaires" au profit du Téléthon.
A bon entendeur, bon parleur
A bel entendeur, beau parleur ?
Et les scribouilleurs dans tout ça ?
Lev
17:50 Publié dans Escrime Artistique | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note


